Les mesures d’austérité du budget 2026 adopté sans vote deviennent concrètes, notamment sur le fonctionnement et l’avenir des services publics. C’est particulièrement le cas à l’Éducation Nationale où leurs conséquences apparaissent
au grand jour à l’occasion de la préparation de la rentrée. Celle-ci s’annonce comme une nouvelle étape dans la destruction des services publics d’éducation.
Il y a deux semaines, la France subissait une vague de chaleur intense, phénomène prévisible et récurrent depuis plusieurs années mais non anticipé par le gouvernement, qui a attendu 3 jours après le début de la vague de chaleur pour tenir
une réunion interministérielle sur la gestion de ces épisodes. Cette année, comme depuis six ans, les personnels ont fait au mieux, en s’organisant seul.es. Comme l’a montré la FSU, de trop nombreux établissements (écoles, collèges et lycées) ont
relevé une température de plus de 30 degrés. Le ministère a fini par publier un plan de gestion des vagues de chaleur qui pose enfin un cadre nécessaire mais la question de sa mise en œuvre reste posée. Pour les travaux de rénovation, il est fait référence au Fonds vert, qui est tombé à moins d’un milliard d’euros dans le budget 2026. La FSU rappelle qu’il faudrait 4 à 5 milliards d’euros pendant 10 ans pour une rénovation énergétique du bâti scolaire. Il est temps de sortir du jeu de ping-pong entre État et collectivités sur le bâti.