
Le constat est sans appel. Cette année, l’académie de Nantes enregistre 52 arrivées de PLP titulaires contre 11 départs. Un solde positif de 41 collègues qui fait bien pâle figure face aux 311 postes (+ 5 % par rapport à 2025) affichés vacants à l’ouverture du serveur intra-académique. Comment espérer compenser les départs en retraite et faire tourner nos lycées avec une telle disproportion ?
Face à nos alertes, l’administration se cache derrière une prétendue « pénurie nationale ». Pourtant, cette crise n’a rien d’une fatalité : elle a été organisée par l’État. Des suppressions massives de postes sous l’ère Sarkozy au gel quasi ininterrompu de nos salaires depuis quinze ans, le métier a été méthodiquement dévalorisé.
Des collègues titulaires, ayant un conjoint ainsi que des enfants, peuvent se retrouver affecté·es dans d’autres académies. Certains vont jusqu’à renoncer à leur statut de fonctionnaire pour rester près de leur famille.
Le SNUEP-FSU défend, dans ses mandats, l’idée d’un mouvement à un seul tour, dans lequel les enseignant·es pourraient formuler des vœux, larges ou précis, sur l’ensemble du territoire national. Associée à une véritable revalorisation du point d’indice, cette mesure permettrait d’améliorer le recrutement et la mobilité.
A SAVOIR
Retrouvez cet article et d’autres actualités de l’académie de Nantes dans notre publication n°108.
